.::. SoRCièRe .::.

.::. SoRCièRe .::.
Sorcière,
Transforme-moi en citrouille
Après minuit, je m'enrage
Je veux tuer mon amant
Je suis en état de nuire
Change mes ongles en velours
Ou je lui arrache les yeux
Emmène-moi loin d'ici
Pour que je sauve sa vie

Le désir
Me donne envie de faire le mal
L'amour m'est un crime
Je n'ai pas
Pas l'innocence
Le plaisir
Me donne envie d'aller plus loin
L'amour m'est un crime
Qui jamais
Ne me pardonnera

Sorcière
Transforme-la en citrouille
Cet amant si ravissant
Après minuit, j'ai si faim
J'ai trop envie de son sang
Ma dentition me démange
Quand je vois ce cou si blanc
Derrière mon visage d'ange
Un vampire d'au moins cent ans

# Posté le vendredi 27 janvier 2006 17:35

Modifié le samedi 28 janvier 2006 07:56

-Matmatah - Au Conditionnel- (meme si en fait ya pas de conditionnel)

-Matmatah - Au Conditionnel- (meme si en fait ya pas de conditionnel)
J'ai passé tant de nuits à briller sous mille soleils
A butiner les fleurs de ma bohème
Et pour rien au monde, je ne changerai le goût de ce miel
Mais voilà, vous me posez un sérieux problème
Non pas que vous ayez changé la couleur de mon ciel
Mais les choses aujourd'hui ne sont plus les mêmes
Et c'est non sans regrets que j'ai eu vent de la nouvelle
Une information à mettre au conditionnel,
Mais il semblerait bien que je vous aime.
Et même si la rumeur se fait de plus en plus belle
Et qu'elle crie sous mon toit que vous êtes une crème
S'il devient évident que vous semblez être celle
J'ai le coeur enchaîné à mon vieux théorème
C'est à mon grand regret que je ne peux que vous l'énoncer comme tel
Une information à mettre au conditionnel,
Mais il semblerait bien que je vous aime.
Faut-il que je songe enfin à me brûler les ailes ?
Ne croyez surtout pas que j'en ai la flemme
C'est sans doute par crainte que je chasse le naturel
Mais il tombe dans vos bras. C'est commun, les mortels
Bientôt je serai prêt, je serai l'homme le plus formel.
Une information à mettre au conditionnel,
Mais il semblerait bien que je vous aime.

# Posté le samedi 28 janvier 2006 05:44

Modifié le samedi 28 janvier 2006 07:57

Lewis CARROLL - Alice au pays des merveilles

- Mais, je n'ai nulle envie d'aller chez les fous, fit remarquer Alice.
- Oh, vous ne sauriez faire autrement, dit le Chat. Ici, tout le monde est fou. Je suis fou. Vous etes folle.
- Comment savez-vous que je suis folle? demanda Alice.
- Il faut croire, repondit le Chat, que vous l'etes ; sinon vous ne seriez pas venue ici...
+
Lewis CARROLL - Alice au pays des merveilles

# Posté le samedi 28 janvier 2006 05:48

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 04:46

° O o Opélie o O °

° O o Opélie o O °
I

Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles...
- On entend dans les bois lointains des hallalis.


Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir.
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.


Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux ;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.


Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle ;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile :
- Un chant mystérieux tombe des astres d'or.



II

O pâle Ophélia ! belle comme la neige !
Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté !
- C'est que les vents tombant des grands monts de Norwège
T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté ;


C'est qu'un souffle, tordant ta grande chevelure,
A ton esprit rêveur portait d'étranges bruits ;
Que ton coeur écoutait le champ de la Nature
Dans les plaintes de l'arbre et les soupirs de la nuit ;


C'est que la voix des mers folles, immense râle,
Brisait ton sein d'enfant, trop humain et trop doux ;
C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s'assit muet à tes genoux !


Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve, ô pauvre Folle !
Tu te fondais à lui comme une neige au feu :
Tes grandes visions étranglaient ta parole
- Et l'Infini terrible effara ton oeil bleu !



III

- Et le Poète dit qu'aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis ;
Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.




Arthur Rimbaud

[Ophélie:Dans la tragédie Hamlet de Shakespeare,
Ophélie est amoureuse d'Hamlet,
qui simule la démence pour venger son père.
Ophélie, délaissée devient folle et se noie.]
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 28 janvier 2006 06:07

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 04:46

Princesse De Rien - Triste Et Sale

Princesse De Rien - Triste Et Sale

+
+
+
+

Des tresses dans mes cheveux
Détresse dans mes yeux
Long est le chemin
Triste et sale


Au bord de ce chemin
Moi, princesse de rien
J'aurais voulu ta main
Pour danser sans fin


Des fleurs se sont fanées
Je les ai ramassées
Dans mes cheveux tressés
Je les ai glissées


Il m'a oubliée
J'étais son bébé
Qui va me donner
A manger?
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 28 janvier 2006 07:26

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 04:46